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LES ORIGINES DU KARATÉ KYOKUSHIN

Le Kyokushinkai: un art martial créé par Masutastu Oyama

L’histoire d’Oyama présente encore et toujours des points d’interrogation.
J’ai fait de nombreuses recherches sur l’histoire de Masutastu Oyama et sur les origines du karaté Kyokushin et il y a de nombreuses questions qui restent sans réponses.

C’est souvent le cas quand l’origine d’une personnalité est partagée entre deux pays. Encore plus lorsque ces deux pays sont rivaux de longue date. Masutastu Oyama, avec ses origines Japonaises et Coréennes, ne déroge pas à la règle. Selon les versions et leurs provenance, sa vie prend des tournures différentes. J’ai donc écrit ces textes en gardant à l’esprit que certaines informations pouvaient être floues et même contradictoires.
Sensei Michel Angers

Masutatsu Oyama est né le 27 juillet 1923 en Corée du Sud.

Initialement appelé Yong-I Choi, il change de nom pour Oyama quelques années plus tard lorsqu’il émigre au Japon. Un nom loin d’être choisi au hasard puisqu’il signifie “grande montagne”. Mais Oyama n’a pas terminé de vadrouiller à travers l’Asie. A peine installé, Oyama y commence des études en arts martiaux, dès l’âge de 9 ans. Des études qu’il mène à bien, entouré d’un professeur proche de sa famille qui lui enseigne notamment le Kempo et d’anciens arts martiaux de Corée. Après avoir maîtrisé les rudiments de ces arts, Oyama se plonge rapidement dans les techniques plus poussées et il apprend, dans la ferme familiale, le göjü-ryü de Yamaguchi Gogen.

Les années passées en Chine.

Ces 3 années en Chine auront sûrement été les prémisses de ce qui l’habitera toute sa vie, la recherche de la vérité absolue. A 12 ans, quand il revient en Corée, il poursuit son apprentissage avec le Kempo coréen, aussi appelé Taiken ou Chabi. Mais son périple ne s’arrête pas là. Toute juste débarqué en Corée, il retourne au Japon, cette fois pour y rester plus longtemps. Sa passion des arts martiaux ne cesse de s’affirmer. Une passion qu’il va même étudier à l’université de Takushohu où de nombreux karatékas et judokas sont passés. C’est d’ailleurs à l’université qu’Oyama commence à prendre des cours de judo. Ses capacités sont impressionnantes et en 4 ans, il atteint le niveau de 4ème dan. Il allie ces cours de judo avec l’apprentissage du karaté Shotokan, notamment grâce à Gishin Funakoshi, considéré comme le père fondateur du karaté moderne. Une connexion forte qui le pousse à exceller. Sa maîtrise du Shotokan est aussi certifiée pendant ses années à l’université lorsqu’il obtient le niveau de nidan (ceinture noire, deuxième dan) et ce, à seulement 17 ans. 3 ans plus tard, deux dans supplémentaires s’ajoutent pour obtenir le niveau de yondan ( 4ième dan).

Retraite au mont Minobu.

La continuité de l’apprentissage des arts martiaux passe par une méditation et une réflexion approfondie. C’est pourquoi il s’exile à 23 ans dans les monts Minobu avec pour seuls compagnons un livre sur les exploits du grand samouraï Miyamoto Musashi et Yashiro, son compagnon pour cette aventure. Un compagnon qui malheureusement abandonne au bout de 6 mois. Le solitaire Oyama n’a pour contact que M. Kayama, qui lui apporte le minimum vital. Cette idée d’exile n’a pas mûri par hasard dans l’esprit d’Oyama, c’est en fait le fruit d’une première réflexion avec So Nei Chu, expert en gōjū-ryū.

Son ambition de méditer pendant 3 ans ne sera cependant pas atteinte, il y met fin après 14 mois. Durant ses longs mois, il a notamment reçu l’encouragement par écrit de So Nei Chu, son mentor et instigateur qui lui suggère aussi de se raser un sourcil. Une suggestion qu’il exécutera et qui le poussera à ne pas revenir à la civilisation, pour ne pas se montrer sous ce visage avec un seul sourcil.

La même année, à 24 ans, il participe au First Japanese National Martial Arts où il remporte le titre de champion avec les honneurs. Une fois ces titres remportés, il décide de s’exiler une nouvelle fois, 18 mois cette fois-ci, sur le mont Kiyozumi. Une retraite pendant laquelle il se dédie entièrement au perfectionnement. Les journées se suivent et se ressemblent et sont uniquement composées d’entraînements. Un programme extrêmement exigeant qui ne permet le repos que la nuit. Autour de l’agitation des exercices, Oyama s’attache à suivre des études sur le zen et la philosophie. Il va sans dire qu’il poursuit en parallèle ses études sur les arts martiaux.

Cette dureté dans l’apprentissage sera le fer de lance d’Oyama et sa véritable marque de fabrique. Il s’inspire particulièrement des arts anciens coréens qu’il a découverts dès son plus jeune âge. Il personnifie les traditionnels coups de pieds en y ajoutant de nouvelles attaques aux jambes et des balayages destructeurs. A la fin de ce deuxième exil, Oyama revient à la civilisation, plein de confiance et sure d’avoir compris le sens de sa vie. C’est en 1950, il est alors âgé de 27 ans.

Pour prouver encore plus, il se met au défii d’affronter un taureau. Il se mesure à un premier en 1950. Le premier d’une longue série puisqu’il en affrontera plus de 50 parmi lesquels il en tuera 3. Une pratique controversée mais il se contente le plus souvent simplement de briser les cornes du taureau d’un coup destructeur. Avide de montrer sa supériorité et plus motivé que jamais, il défie tous les maîtres du Japon, aussi bien les maîtres de kendo, d’aïkido, de judo que de karaté. Il les défait tous. En 1952, il continue de prouver sa suprématie lors d’une tournée aux États-Unis. On parle de plus de 270 adversaires, battus pour la plupart d’un seul et unique coup de poing. Les combats sont expéditifs, les meilleurs adversaires tiennent la dragée haute à Oyama seulement quelques minutes. Ces tournées créées la légende d’Oyama. Tous ses coups sont décisifs et n’ont pour seul but que de briser l’opposant. Un coup bloqué et le bras était brisé, un bloc raté et c’était les côtes qui se rompaient. Le surnom de “Godhand” (main de Dieu) lui est naturellement donné. Godhand se verra même attribuer un leitmotiv très parlant “Ichi geki, Hissatsu”, littéralement “d’un coup, la mort est certaine”. Malgré toutes ces victoires, Oyama n’est pas intouchable et la blessure l’atteint en 1957. Une blessure grave qui l’immobilise 6 mois.

Ouverture du premier dojo et création du style de karaté Kyokushin.

Après avoir atteint les sommets des arts martiaux, Oyama se donne une nouvelle mission. Celle de transmettre ses connaissances et valeurs. L’idée d’ouvrir un dojo naît en 1953, une idée qu’il exécute avec un dojo en plein air qui forme de nombreux disciples. En 1956, son premier local est inauguré.

Le kyokushinkai ou kyokushin est longtemps resté une discipline pratiquée seulement au Japon. Shihan Bobby Lowe est le premier à l’exporter dans les années 60. Plus précisément à Hawaii aux États-Unis où le premier dojo dédié à cet art voit le jour. C’est le honbu dojo. C’est seulement à ce moment que Oyama décide de donner un nom à son style de karaté, le kyokushinkai. Un nom qui signifie “école de la vérité ultime”. Cet art est essentiellement basé sur le karaté japonais qui insiste sur l’efficacité. Un karaté full-contact qu’Oyama personnifie et développe encore plus, selon sa vision du combat.

L’export du kyokushin passe par les tournées d’Oyama à travers le monde mais beaucoup aussi par la parution de livres et d’encyclopédies. Dans Vital Karate, Masutatsu Oyama met par écrit l’essence de ses trente ans d’études et d’entraînements. Puis il rédige une véritable encyclopédie composée de trois tomes : What is KarateThis is Karate et Advanced Karate. Il y pousse l’analyse du kyokushin à un degré supérieur et en détaille tous les aspects.

Masutatsu “Sosai” Oyama disparaît le 26 avril 1994 à l’âge de 70 ans des suites d’un cancer du poumon. A sa mort, l’union apparente chez ses disciples se divise et révèle de nombreuses différentes sections. Certains restent fidèles à l’organisation originale (Organisation internationale du Kyokushin “IKO”) quand d’autres créent leur propre organisation.

La légende affirme que Sosai en était parfaitement conscient et aurait même prémédité cette mésentente pour que l’intégralité de son oeuvre lui soit attitrée et que personne ne puisse la perpétuer.

Le fondement du karaté Kyokushin

Le Kyokushin est une synthèse de plusieurs formes d’arts martiaux, incluant le Judo, le Shotokan, le Goju-Ryu. Il se démarque par une recherche d’efficacité au combat alliant des coups directs et lourds. La devise du kyokushin est « Un coup, une victoire ».

Le gōjū-ryū lui inspire les techniques de coups de poings et le travail respiratoire. Il tire du Shotokan les principes de base du mouvement linéaire et y ajoute pour les hauts gradés les formes circulaires du taikiken de Maître Kenichi Sawai.

Le Kyokushin a donné naissance à plus de vingt styles de combats. Parmi les plus connus l’on peut citer le Mejiro Kick Boxing (après le défi des maîtres du Muay Thai et le départ d’un des élèves d’Oyama), et le Kudo Daido Juku (créé par un autre élève d’Oyama).

Pour les plus endurcis de ses karatékas, Maître Oyama a établi une épreuve dont chacun peut se présenter quand il le désire – Hyaku Nin Kumite- l’épreuve des cent combats.

Le terme Kyokushin signifie « Ultime (kyoku) Vérité (shin) ». Ce qui représente donc l’ensemble de ceux qui désirent atteindre l’ultime vérité. C’est aussi ce que signifie l’inscription, le Kenji, sur le devant du dogi (kimono).

Le symbole du kyokushinkai est le kankū, dont les origines proviennent du kata Kanku. Kankū se traduit littéralement par « Contempler le ciel ». Ce kata commence en levant les mains ouvertes avec les pouces et les index qui se touchent. L’attention est alors dirigée vers le centre des mains, afin d’unifier l’esprit et le corps. Les pointes du kanku représentent les doigts et signifient la finalité. La partie épaisse représente l’espace entre les mains et signifie l’infini, la profondeur. Les cercles intérieurs et extérieurs signifient la continuité et le mouvement circulaire. La calligraphie japonaise du mot kyokushinkai est reproduite sur le dogi des membres de ce style de karaté dans le monde entier. Ces caractères ont été originellement peints par Sensi Haramotoki, grand maître de calligraphie et ami de Sosai Oyama.

 

Le karaté Kyokushin, le style le plus exigeant.

Le karaté Kyokushin est perçu comme la forme de karaté la plus difficile physiquement et la plus exigeante, tout en étant la plus efficace. Un art qui repose sur des techniques de combat avancées où le pratiquant doit avoir une condition physique exceptionnelle. L’autodéfense y est efficace et réaliste.

Même si l’aspect physique est beaucoup mis en avant, le développement de l’esprit est aussi prépondérant. C’est même en réalité la base du kyokushin. Les fondements de l’art martial repose sur ces piliers essentiels, à savoir un intellect développé et une quête spirituelle perpétuelle. Sans ça, le kyokushin n’a pas de sens, tout passe par le contrôle de soi et de son esprit. Cela apaise et procure à l’élève calme et sérénité. Il peut alors diriger ses forces là où il l’entend. Cette quiétude est aussi la base du respect, envers soi comme envers les autres.

Déstabiliser son adversaire et potentiellement le faire tomber est le but principal du kyokushin. Pour se faire, les coups aux jambes et balayages sont primordiaux. Le combat est rapproché et permet ces coups destructeurs. Un coup de pied peut être paré par un coup de poing direct.

Si les combattants doivent être affutés physiquement, ils doivent aussi être dur au mal. Leurs résistances et limites peuvent être repoussées grâce à un travail sur leur qi. Cette utilisation du qi demande une grande maîtrise de la force interne et beaucoup de temps d’apprentissage, mais permet de rendre certaines parties du corps très résistantes. C’est pourquoi les pratiquants du kyokushin ne portent ni gants ni autres protections après de la longue phase d’apprentissage.

Maître Oyama a défini le combat comme ceci : «La contre-attaque du karatéka doit être instantanée. Elle doit se faire avec une détente soudaine et un retour immédiat, comme l’action du serpent».

Avec plus de 25 millions d’adeptes répartis dans 130 pays, le Kyokushin est l’un des styles de karaté les plus populaires au monde.

Tous droits réservés, Karaté-Saint-jean-sur-Richelieu, sensei Michel Angers

LES ORIGINES DU KARATÉ KYOKUSHIN

Le Kyokushinkai: un art martial créé par Masutastu Oyama

L’histoire d’Oyama présente encore et toujours des points d’interrogation.
J’ai fait de nombreuses recherches sur l’histoire de Masutastu Oyama et sur les origines du Kyokushin et il y a de nombreuses questions qui restent sans réponses.

C’est souvent le cas quand l’origine d’une personnalité est partagée entre deux pays. Encore plus lorsque ces deux pays sont rivaux de longue date. Masutastu Oyama, avec ses origines Japonaises et Coréennes, ne déroge pas à la règle. Selon les versions et leurs provenances, sa vie prend des tournures différentes. J’ai donc écrit ces textes en gardant à l’esprit que certaines informations pouvaient être floues et même contradictoires.
Sensei Michel Angers

Masutatsu Oyama est né le 27 juillet 1923 en Corée du Sud.

Initialement appelé Yong-I Choi, il change de nom pour Oyama quelques années plus tard lorsqu’il émigre au Japon. Un nom loin d’être choisi au hasard puisqu’il signifie “grande montagne”. Mais Oyama n’a pas terminé de vadrouiller à travers l’Asie. A peine installé, Oyama y commence des études en arts martiaux, dès l’âge de 9 ans. Des études qu’il mène à bien, entouré d’un professeur proche de sa famille qui lui enseigne notamment le Kempo et d’anciens arts martiaux de Corée. Après avoir maîtrisé les rudiments de ces arts, Oyama se plonge rapidement dans les techniques plus poussées et il apprend, dans la ferme familiale, le göjü-ryü de Yamaguchi Gogen.

Les années passées en Chine.

Ces 3 années en Chine auront sûrement été les prémisses de ce qui l’habitera toute sa vie, la recherche de la vérité absolue. A 12 ans, quand il revient en Corée, il poursuit son apprentissage avec le Kempo coréen, aussi appelé Taiken ou Chabi. Mais son périple ne s’arrête pas là. Toute juste débarqué en Corée, il retourne au Japon, cette fois pour y rester plus longtemps. Sa passion des arts martiaux ne cesse de s’affirmer. Une passion qu’il va même étudier à l’université de Takushohu où de nombreux karatékas et judokas sont passés. C’est d’ailleurs à l’université qu’Oyama commence à prendre des cours de judo. Ses capacités sont impressionnantes et en 4 ans, il atteint le niveau de 4ème dan. Il allie ces cours de judo avec l’apprentissage du karaté Shotokan, notamment grâce à Gishin Funakoshi, considéré comme le père fondateur du karaté moderne. Une connexion forte qui le pousse à exceller. Sa maîtrise du Shotokan est aussi certifiée pendant ses années à l’université lorsqu’il obtient le niveau de nidan (ceinture noire, deuxième dan) et ce, à seulement 17 ans. 3 ans plus tard, deux dans supplémentaires s’ajoutent pour obtenir le niveau de yondan ( 4ième dan).

Retraite au mont Minobu.

La continuité de l’apprentissage des arts martiaux passe par une méditation et une réflexion approfondie. C’est pourquoi il s’exile à 23 ans dans les monts Minobu avec pour seuls compagnons un livre sur les exploits du grand samouraï Miyamoto Musashi et Yashiro, son compagnon pour cette aventure. Un compagnon qui malheureusement abandonne au bout de 6 mois. Le solitaire Oyama n’a pour contact que M. Kayama, qui lui apporte le minimum vital. Cette idée d’exile n’a pas mûri par hasard dans l’esprit d’Oyama, c’est en fait le fruit d’une première réflexion avec So Nei Chu, expert en gōjū-ryū.

Son ambition de méditer pendant 3 ans ne sera cependant pas atteinte, il y met fin après 14 mois. Durant ses longs mois, il a notamment reçu l’encouragement par écrit de So Nei Chu, son mentor et instigateur qui lui suggère aussi de se raser un sourcil. Une suggestion qu’il exécutera et qui le poussera à ne pas revenir à la civilisation, pour ne pas se montrer sous ce visage avec un seul sourcil.

La même année, à 24 ans, il participe au First Japanese National Martial Arts où il remporte le titre de champion avec les honneurs. Une fois ces titres remportés, il décide de s’exiler une nouvelle fois, 18 mois cette fois-ci, sur le mont Kiyozumi. Une retraite pendant laquelle il se dédie entièrement au perfectionnement. Les journées se suivent et se ressemblent et sont uniquement composées d’entraînements. Un programme extrêmement exigeant qui ne permet le repos que la nuit. Autour de l’agitation des exercices, Oyama s’attache à suivre des études sur le zen et la philosophie. Il va sans dire qu’il poursuit en parallèle ses études sur les arts martiaux.

Cette dureté dans l’apprentissage sera le fer de lance d’Oyama et sa véritable marque de fabrique. Il s’inspire particulièrement des arts anciens coréens qu’il a découverts dès son plus jeune âge. Il personnifie les traditionnels coups de pieds en y ajoutant de nouvelles attaques aux jambes et des balayages destructeurs. A la fin de ce deuxième exil, Oyama revient à la civilisation, plein de confiance et sure d’avoir compris le sens de sa vie. C’est en 1950, il est alors âgé de 27 ans.

Pour prouver encore plus, il se met au défi d’affronter un taureau. Il se mesure à un premier en 1950. Le premier d’une longue série puisqu’il en affrontera plus de 50 parmi lesquels il en tuera 3. Une pratique controversée mais il se contente le plus souvent simplement de briser les cornes du taureau d’un coup destructeur.

Avide de montrer sa supériorité et plus motivé que jamais, il défie tous les maîtres du Japon, aussi bien les maîtres de kendo, d’aïkido, de judo que de karaté. Il les défait tous. En 1952, il continue de prouver sa suprématie lors d’une tournée aux États-Unis. On parle de plus de 270 adversaires, battus pour la plupart d’un seul et unique coup de poing. Les combats sont expéditifs, les meilleurs adversaires tiennent la dragée haute à Oyama seulement quelques minutes. Ces tournées créées la légende d’Oyama. Tous ses coups sont décisifs et n’ont pour seul but que de briser l’opposant. Un coup bloqué et le bras était brisé, un bloc raté et c’était les côtes qui se rompaient. Le surnom de “Godhand” (main de Dieu) lui est naturellement donné. Godhand se verra même attribuer un leitmotiv très parlant “Ichi geki, Hissatsu”, littéralement “d’un coup, la mort est certaine”. Malgré toutes ces victoires, Oyama n’est pas intouchable et la blessure l’atteint en 1957. Une blessure grave qui l’immobilise 6 mois.

Ouverture du premier dojo et création du style de karaté Kyokushin.

Après avoir atteint les sommets des arts martiaux, Oyama se donne une nouvelle mission. Celle de transmettre ses connaissances et valeurs. L’idée d’ouvrir un dojo naît en 1953, une idée qu’il exécute avec un dojo en plein air qui forme de nombreux disciples. En 1956, son premier local est inauguré.

Le kyokushinkai ou kyokushin est longtemps resté une discipline pratiquée seulement au Japon. Shihan Bobby Lowe est le premier à l’exporter dans les années 60. Plus précisément à Hawaii aux États-Unis où le premier dojo dédié à cet art voit le jour. C’est le honbu dojo. C’est seulement à ce moment que Oyama décide de donner un nom à son style de karaté, le kyokushinkai. Un nom qui signifie “école de la vérité ultime”. Cet art est essentiellement basé sur le karaté japonais qui insiste sur l’efficacité. Un karaté full-contact qu’Oyama personnifie et développe encore plus, selon sa vision du combat.

L’export du kyokushin passe par les tournées d’Oyama à travers le monde mais beaucoup aussi par la parution de livres et d’encyclopédies. Dans Vital Karate, Masutatsu Oyama met par écrit l’essence de ses trente ans d’études et d’entraînements. Puis il rédige une véritable encyclopédie composée de trois tomes : What is KarateThis is Karate et Advanced Karate. Il y pousse l’analyse de kyokushin à un degré supérieur et en détaille tous les aspects.

Masutatsu “Sosai” Oyama disparaît le 26 avril 1994 à l’âge de 70 ans des suites d’un cancer du poumon. A sa mort, l’union apparente chez ses disciples se divise et révèle de nombreuses différentes sections. Certains restent fidèles à l’organisation originale (Organisation internationale du Kyokushin “IKO”) quand d’autres créent leur propre organisation.

La légende affirme que Sosai en était parfaitement conscient et aurait même prémédité cette mésentente pour que l’intégralité de son oeuvre lui soit attitrée et que personne ne puisse la perpétuer.

Le fondement du karaté Kyokushin

Le Kyokushin est une synthèse de plusieurs formes d’arts martiaux, incluant le Judo, le Shotokan, le Goju-Ryu. Il se démarque par une recherche d’efficacité au combat alliant des coups directs et lourds. La devise du kyokushin est « Un coup, une victoire ».

Le gōjū-ryū lui inspire les techniques de coups de poings et le travail respiratoire. Il tire du Shotokan les principes de base du mouvement linéaire et y ajoute pour les hauts gradés les formes circulaires du taikiken de Maître Kenichi Sawai.

Le Kyokushin a donné naissance à plus de vingt styles de combats. Parmi les plus connus l’on peut citer le Mejiro Kick Boxing (après le défi des maîtres du Muay Thai et le départ d’un des élèves d’Oyama), et le Kudo Daido Juku (créé par un autre élève d’Oyama).

Pour les plus endurcis de ses karatékas, Maître Oyama a établi une épreuve dont chacun peut se présenter quand il le désire – Hyaku Nin Kumite- l’épreuve des cent combats.

Le terme Kyokushin signifie « Ultime (kyoku) Vérité (shin) ». Ce qui représente donc l’ensemble de ceux qui désirent atteindre l’ultime vérité. C’est aussi ce que signifie l’inscription, le Kenji, sur le devant du dogi (kimono).

Le symbole du kyokushinkai est le kankū, dont les origines proviennent du kata Kanku. Kankū se traduit littéralement par « Contempler le ciel ». Ce kata commence en levant les mains ouvertes avec les pouces et les index qui se touchent. L’attention est alors dirigée vers le centre des mains, afin d’unifier l’esprit et le corps. Les pointes du kanku représentent les doigts et signifient la finalité. La partie épaisse représente l’espace entre les mains et signifie l’infini, la profondeur. Les cercles intérieurs et extérieurs signifient la continuité et le mouvement circulaire.

La calligraphie japonaise du mot kyokushinkai est reproduite sur le dogi des membres de ce style de karaté dans le monde entier. Ces caractères ont été originellement peints par Haramotoki Sensei, grand maître de calligraphie et ami de Sosai Oyama.

 

Le karaté Kyokushin, le style le plus exigeant.

Le karaté Kyokushin est perçu comme la forme de karaté la plus difficile physiquement et la plus exigeante, tout en étant la plus efficace. Un art qui repose sur des techniques de combat avancées où le pratiquant doit avoir une condition physique exceptionnelle. L’autodéfense y est efficace et réaliste.

Même si l’aspect physique est beaucoup mis en avant, le développement de l’esprit est aussi prépondérant. C’est même en réalité la base du kyokushin. Les fondements de l’art martial repose sur ces piliers essentiels, à savoir un intellect développé et une quête spirituelle perpétuelle. Sans ça, le kyokushin n’a pas de sens, tout passe par le contrôle de soi et de son esprit. Cela apaise et procure à l’élève calme et sérénité. Il peut alors diriger ses forces là où il l’entend. Cette quiétude est aussi la base du respect, envers soi comme envers les autres.

 

Déstabiliser son adversaire et potentiellement le faire tomber est le but principal du kyokushin. Pour se faire, les coups aux jambes et balayages sont primordiaux. Le combat est rapproché et permet ces coups destructeurs. Un coup de pied peut être paré par un coup de poing direct.

Si les combattants doivent être affutés physiquement, ils doivent aussi être dur au mal. Leurs résistances et limites peuvent être repoussées grâce à un travail sur leur qi. Cette utilisation du qi demande une grande maîtrise de la force interne et beaucoup de temps d’apprentissage, mais permet de rendre certaines parties du corps très résistantes. C’est pourquoi les pratiquants du kyokushin ne portent ni gants ni autres protections après de la longue phase d’apprentissage.

Maître Oyama a défini le combat comme ceci : «La contre-attaque du karatéka doit être instantanée. Elle doit se faire avec une détente soudaine et un retour immédiat, comme l’action du serpent».

Avec plus de 25 millions d’adeptes répartis dans 130 pays, le Kyokushin est l’un des styles de karaté les plus populaires au monde.

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